SYMBOLISME DU SANCTUAIRE II

LE SYMBOLISME DU SANCTUAIRE (6)

LE PARVIS (4)

LES TOILES DE FIN LIN (Exode 27)

 

Les colonnes, représentant les enfants de Dieu, qui composaient la clôture du parvis, soutenaient "des toiles de fin lin"

Ce fin lin est blanc, il est le symbole de la pureté et de la justice, c'est un vêtement qui appartient à Christ Lui-même, c'est la robe du sacrificateur : "L'expiation sera faite par le sacrificateur qui a reçu l'onction et qui a été consacré... il se revêtira des vêtements de lin, des vêtements sacrés." (Lévitique 16:32)

"Je levai les yeux, je regardai, et voici, il y avait un homme vêtu de lin, et ayant sur les reins une ceinture d'or d'Uphaz."

(Daniel 10:5). Il s' agit ici de Jésus comme nous l'avons déjà vu.

"Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; ses vêtements devinrent resplendissants, et d'une telle blancheur qu'il n'est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi." (Marc 9:2,3)

C'est aussi le symbole de la vie qui est en Jésus Christ : "Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie."

(Marc 5:28)

Je dois faire une parenthèse concernant ce sujet.

On pense souvent, à tord, que ce vêtement est la justice dont Christ nous revêt lors de notre baptême, lors de notre conversion, mais ce n'est pas ce que nous dit la parole de Dieu. Bien que nous soyons justifiés par la foi lors de notre conversion, nous pouvons a tout moment nous écarter de Dieu, temporairement ou même définitivement.

Ce vêtement blanc ne peut pas être enlevé et remis sans cesse selon notre condition devant Dieu. Il désigne autre chose.

Ce vêtement sera remis aux croyants lors de leur jugement, c'est en fait une décision de justice, l'approbation du tribunal céleste qui identifiera aux yeux de l'univers, les fidèles comme appartenant personnellement à Dieu.

Remarquez que ceux sont les habitants des cieux qui portent ce vêtement de fin lin: "Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur."

(Apocalypse 19:14)

Ainsi, Le Seigneur viendra chercher ceux qui auront été justifiés et purifiés lors de son jugement comme faisant partie de son royaume.

Nous avons vu dans Daniel 7 qu'il y a un jugement qui précède le retour de Jésus. Ce jugement "donnera justice au saints du très haut et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume" (Daniel 7:22)

Remarquez que l’Église de Christ va recevoir ce vêtement avant le retour de Jésus :

"il lui (L'épouse) a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints"

(Apocalypse 19:8)

Pourquoi les œuvres apparaissent ici ? Parce que l'épouse vient d'être jugée "selon ses oeuvres" et que Christ a fait  "paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible" (Éphésiens 5:27)  Nous sommes là dans le livre de l'Apocalypse au chapitre 19 et au verset 8. Au verset 9 nous trouvons ceci: "Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l'agneau!"

Puis au verset 11 apparaît "un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice".

La suite du texte nous montre là qu'il s'agit bien du retour en gloire du Seigneur. Il y a donc bien une chronologie qui indique un jugement avant le retour de Jésus, un jugement dans lequel sera donné aux fidèles vainqueurs ce merveilleux vêtement de Jésus Christ : "ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges"  (Apocalypse 3:4,5)

Le livre de vie, qui contient le nom des rachetés, est encore cité ici; nous verrons dans l'étude de l'Apocalypse qu'il est ouvert dans le temps du jugement, jugement qui je le répète, précède le retour de Jésus.

Rappelez vous aussi que dans la parabole des noces (Matthieu 22), il fallait avoir un habit de noces pour pouvoir entrer dans la salle des noces.

Nous avons aussi l'apparition d'un habit de fête lors de la vision du jugement de Josué, le sacrificateur.

"Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprime, Satan ! que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Ôtez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête" (Zacharie 3:1-4). Josué fut purifié et justifié des accusations de Satan, Josué participera donc à la fête, aux noces de l'Agneau.

Je ferme la parenthèse sur ce sujet, il me semblait important de développer cette idée dans le cadre du sanctuaire. Nous en reparlerons mieux dans l'étude du livre de l'Apocalypse de Jean. Nous trouvons donc ici, dans la clôture du sanctuaire, l'image d'un peuple (les colonnes) qui porte, qui soutient à la vue des nations alentour, la justice, la pureté, le caractère de Jésus-Christ. Voila une tâche ô combien importante pour chaque chrétien que de représenter le caractère de Christ devant le monde.

Il nous reste encore à voir ensemble la porte du parvis, puis nous pourrons enfin y pénétrer pour y découvrir quels sont les éléments présents et leurs réels significations.

Que Le Seigneur vous bénisse !

LE SYMBOLISME DU SANCTUAIRE (7)

LA PORTE DU PARVIS (Exode 27)

 

Avant d"entamer l'étude, je dois vous communiquer (grâce à l'information d'un frère) que ceux qui utilisent l'application "facebook lite" ne peuvent pas lire la totalité de mes publications, elle sont coupées en raison de leur longueur. Cette application est utilisée pour les connexions plus faibles a internet. Il faut utiliser l’application "classique" de facebook pour voir mes publications dans leur totalité. Merci d'en prendre note.

 

Pour entrer dans le parvis, qui je le rappelle symbolise le plan du salut de Dieu, il fallait passer par la porte, seule et unique entrée pour accéder au sanctuaire et s'approcher de la présence de Dieu.

Cette porte, vous le savez déjà, c'est Jésus Christ Lui-même:

"Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé"

(Jean 10:9), " Je suis le chemin la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6),

" il n’y a point de salut en aucun autre: car aussi il n’y a point sous le ciel d’autre Nom qui soit donné aux hommes par lequel il nous faille être sauvés."(Actes 4:12)

Voilà pourquoi Jésus est notre Seigneur, tout est par Lui et en Lui

Il est la porte, le seul accès. Voilà que ces déclarations mettent un terme aux croyances d'un salut universel par l'intermédiaire de chemins et de vérités différentes.

 

Cette porte était composée de 4 colonnes portant un rideau et il y avait donc entre ces 4 colonnes 3 passages fermés par ce rideau. Je ne voudrai pas m'attarder ici mais nous avons là des chiffres symboliques. 4 colonnes, 4 c'est le chiffre de la terre (les 4 points cardinaux par exemple) 3 c'est le chiffre de la divinité. Nous avons donc une porte à la fois divine et terrestre ce qui représente bien Jésus, Emmanuel, "Dieu avec nous".

Dieu a foulé notre sol terrestre en Jésus-Christ.

On pourrait aussi ajouter les 4 colonnes aux 3 rideaux, ce qui nous donnerait un total de 7, chiffre de la plénitude car il est écrit: "Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en Christ" (Colossiens 1:19)

Ces 4 colonnes de la porte faisaient partie des 60, de la même manière que Jésus Christ faisait partie du peuple "Car un enfant nous est né, un fils nous est donné" (Esaïe 9:5), Il est devenu l'un d'entre nous, parfaitement homme "il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères" (Hébreux 2:17)

Le rideau, ouvrage de broderie, était de 4 couleurs. Le chiffre 4 revient encore ici, la porte est ici une composante de la clôture du parvis, sur la terre.

 

Signification des 4 couleurs du rideau.

 

Le bleu, ou violet selon les versions, c'est l'obéissance aux commandements de Dieu : "L’Éternel dit à Moïse: Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements. Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité. Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte, pour être votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu. (Nombres 15:37-41)

Ainsi ce bleu devait rappeler la loi et l’obéissance à celle-ci.

 

Le pourpre, c'est la couleur des rois comme cité ici:

"les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian"(Juges 8:26)

Belschatsar dira à Daniel: "si tu peux lire cette écriture et m’en donner l’explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d’or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume." (Daniel 5:16)

Concernant Jésus, les hommes "le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d'épines, qu'ils avaient tressée. Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs!

(Marc 15:17,18)

"Cette femme (Babylone) était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or... la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre" (Apocalypse 17:4,18)

Ces passages sont clairs, ils identifient la couleur pourpre comme étant la couleur de la royauté.

 

Le cramoisi (rouge sang) rappelle le sacrifice, le péché : "Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige" (Ésaïe 1:18) mais il n'est pas sans rappeler aussi le sang de l'Agneau de Dieu, son pardon , sa grâce car "sans effusion de sang il n'y a pas de pardon" (Hébreux 9:22)

 

Le fin lin blanc, nous l'avons déjà vu, c'est la justice de Jésus-Christ.

 

Ainsi cette porte d'entrée qui donne accès au salut est le symbole parfait de notre sauveur Jésus.

Les couleurs du rideau nous parle d'un roi, de son obéissance à la loi, de son sang et de sa justice.

 

Regardons attentivement ce passage de Paul:

" Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, (le pourpre du roi, le chiffre 3) n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes (le chiffre 4) ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant (le bleu de l’obéissance à la loi) jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (le cramoisi, le sang). C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé (le pourpre du roi), et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (le fin lin de la justice), à la gloire de Dieu le Père." (Philippiens 2:5-11)

Nous voyons bien en lisant ce passage que Paul s'est réellement trouvé face à cette porte, porte par laquelle il entra dans le salut sur le chemin de Damas.

Lors de la prochaine étude nous pénétrerons dans le parvis afin d'y découvrir le point central du salut et nous pourrons dire avec le psalmiste: " Ô Dieu, ton chemin est dans ton Sanctuaire. Qui est Fort, et grand, comme Dieu?"

 

LE SYMBOLISME DU SANCTUAIRE (8)

L'AUTEL DES SACRIFICES

Frères et soeurs, suite à un problème informatique, je n'ai pu publier jeudi dernier sur le sujet du sanctuaire; je poursuis donc à partir d'aujourd'hui.

 

Une fois passé par la porte du parvis (notre rencontre avec Jésus), il nous suffit de faire quelques pas seulement pour nous trouver face à l'autel des sacrifices (ou autel des holocaustes).

Il évoque le sacrifice de notre Seigneur Jésus Christ et il va être au centre des rites du sanctuaire.

Chaque sacrifice offert sur cet autel préfigurait la mort de "l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29). Lorsque nous avons rencontré le Seigneur, nous avons rapidement été conduit au pied de sa croix, cœur de l'amour inconditionnel de Dieu !

Le sujet de la croix est un sujet inépuisable, la sagesse et l'amour de Dieu s'y révèlent d'une manière bouleversante. C'est le point central du salut.

Cet autel des holocaustes était fait de bois d'acacia recouvert d'airain ; nous avons déjà vu leur signification: l'humanité (le bois) revêtu de la force de Dieu (l'airain). Cet autel fait donc penser lui-même, sans considérer l'animal offert en sacrifice, à Jésus-Christ homme. Il y avait dans cet autel une grille en airain sur laquelle étaient posés les animaux offerts en sacrifice, elle se trouvait placé a mi hauteur de l'autel sans toucher le sol car "il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé" (Jean 3:14), entre ciel et terre. Cet autel possédait 4 cornes aux extrémités de ces 4 angles. Le chiffre 4, nous l'avons vu, symbolise ce qui concerne la terre entière. Nous avions vu dans les prophéties de Daniel que la corne signifiait une puissance. La corne, ici, est symbole de puissance pour le salut, la délivrance : "Il nous a élevé la corne du salut dans la maison de David, son serviteur." (Luc 1:69 versions Martin 1707, Genève 1669). C'est sur ces 4 cornes que le sang des victimes expiatoires était apposé, signifiant ainsi que le sang de la grâce était offert à toute la création, aux 4 coins du monde: "Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes" (Lévitique 4:25).

En effet, le salut amené par la mort de Christ s'étend à tous "par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes". (Romains 5:18) Ce sacrifice de Jésus, qui porte la responsabilité de nos péchés, est une puissance pour le salut de quiconque l'accepte par la foi ! Nous avons là, dès l'entrée du sanctuaire, au centre, l'évangile éternel, la justification, le salut par la foi !

"l'Évangile, c'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec parce qu'en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi." (Romains 1:16,17)

 

Dans l'histoire de la révolte de Koré, Dathan et Abiram (Nombres 16), 250 hommes, jaloux de Moïse et Aaron, les interpellèrent :  "C’en est assez ! car toute l’assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ?" (Nombres 16:3)

Lisez cette histoire, vous comprendrez que ces hommes voulaient rendre un culte à leur manière et regardez ce que l’Éternel a demander de faire avec les encensoirs (ou brasiers) de ces 250 hommes, encensoirs qu'ils voulaient utiliser pour un culte que Dieu ne leur avait pas recommandé:

" Dis à Eléazar, fils du sacrificateur Aaron, de retirer de l’incendie les brasiers et d’en répandre au loin le feu, car ils sont sanctifiés. Avec les brasiers de ces gens qui ont péché au péril de leur vie, que l’on fasse des lames étendues dont on couvrira l’autel."

(Nombres 16:37,38)

Dieu renvoie vers l'autel, le seul culte acceptable à ses yeux, celui de la foi en Jésus qui s'est offert pour l'humanité. Non pas par nos propres œuvres, notre propre culte.

Ce conflit entre le salut par les œuvres et le salut par la foi remonte aux origines ; l'histoire d'Abel et Caïn nous rapporte les mêmes faits. L'un entra dans le plan de Dieu en offrant un animal en sacrifice selon le plan du salut de Dieu, l'autre ne voulut pas suivre ce plan et offrit le fruit de son travail, ses propres œuvres. La foi seule nous sauve, la foi véritable qui a pour fruit les œuvres. La croix, l'autel des holocaustes, est le seul chemin, je ne peux pas passer à coté pour aller en direction du Père, dans le lieu très saint, il me faut m’arrêter devant l'autel et contempler le Fils de Dieu crucifié pour moi. Puis il me faudra moi aussi monter sur cet autel, selon le conseil de Paul "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable" (Romains 12:1) afin de pouvoir dire avec Paul: " Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi " (Galates 2:20), car en Christ,  "notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché" (Romains 6:6).

J'espère avoir l'occasion de parler avec vous du sujet de l'identification avec Christ, qui n'est pas une vérité très connue mais qui est certainement à mes yeux la plus belle de toutes.

Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet de la croix et chacun pourrait y apporter sa pierre mais je préfère en rester là pour l'instant. Nous reparlerons mieux du message de la croix, de l'agneau immolé, dans l'étude du livre de l'Apocalypse.

Saviez vous que c'est le livre de l'Apocalypse qui parle le plus de l'agneau ? On trouve 30 fois l'agneau cité dans ce livre, même les livres de l'ancien testament avec tout les ordonnances sur les sacrifices ne le mentionnent pas autant. C'est pour dire si la croix est importante même et surtout pour le temps de la fin.

 

LE SYMBOLISME DU SANCTUAIRE (9)

 LA CUVE DES ABLUTIONS

 

Après l'autel des holocaustes, en direction du tabernacle, se trouvait la cuve des ablutions, faite d'airain et posée sur une base, elle aussi en airain (Christ, le roc, le fondement de l’Église)

L'intérieur et le fond de la cuve étaient fait avec des miroirs.

Dans un sens spirituel, quand on se regarde dans un miroir, on se voit tel que l'on est; pour ma part, je me vois pécheur.

Mais si nous avons fait cette expérience de contempler Jésus Christ crucifié alors notre désir de Lui ressembler, d'être transformé à son image ira grandissante.

C'était l’expérience que devaient vivre les serviteurs de Dieu, chaque jour, lorsqu'ils s'approchaient de cette cuve:

"Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit." (2 corinthiens 3:18)

L'eau qui était dans la cuve servait à se laver, à se purifier. C'est ici le symbole du baptême :

"Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur." (actes 22:16)

"Approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure" (Hébreux 10:22)

"Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ" (1Pierre 3:21). Cette cuve est donc le symbole du baptême, mon engagement, mon entrée au service de Dieu, le cœur pur et lavé de mes péchés.

Il ne nous est pas donné de dimensions pour cet élément, contrairement aux autres, comme il ne peut y a voir de limites et de mesures à notre engagement par le baptême avec Dieu, ce doit être un don total de tout notre être.

La cuve est le dernier élément que l'on trouve dans le parvis. Lorsque je l'ai passé, je me trouve face au tabernacle lui-même, la tente de la rencontre où se trouve la présence de Dieu.

 

POUR RÉCAPITULER, EN QUELQUES MOTS.

Si ma vie est un désert dans lequel j'erre depuis trop longtemps alors Le Seigneur me guidera certainement vers son sanctuaire, oasis dans lequel je pourrais boire à ma soif de cette eau de vie qui jaillit de son propre coeur.

Lorsque je m'approche du parvis du sanctuaire, pour entrer, je dois passer par la porte: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte" dit Jésus (Jean 10:7), c'est là ma rencontre avec Jésus-Christ, le Fils de Dieu, seul chemin vers le salut.

Alors, après avoir passé cette porte, je me trouve face à l'autel des holocaustes où je peux contempler mon Sauveur crucifié celui qui a porté mes péchés, et "la bonté de Dieu me pousse à la repentance" (Romains 2:4), je n'ai plus qu'un désir "connaître Christ, et la puissance de sa résurrection" (Philippiens 3:10). Ensuite, une fois cette grâce acceptée, je me retrouve devant la cuve des ablutions et j'ai ce besoin de prendre "le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit" (Tite 3:5), voici là, ma purification et mon engagement avec Jésus, par le baptême qui est "l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu" (1 Pierre 3:21). Je suis désormais né de nouveau, passé par les eaux du baptême, symbole de ma mort et de ma résurrection en Jésus-Christ :"Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie" (Romains 6:4).

Nous verrons en entrant dans le sanctuaire, d'abord dans le lieu saint, ce qu'est cette "nouveauté de vie" qui ne peut être qu'une vie de communion intime avec Jésus-Christ Lui-même.

"Celui qui a le Fils, a la Vie" (1 Jean 5:12)

 

LE SYMBOLISME DU SANCTUAIRE (10)

LES COUVERTURES (1)

Après ma rencontre avec Jésus (la porte), j'ai accepté son sacrifice pour moi et reçu son pardon (l'autel des holocaustes), puis je me suis engagé avec lui par le baptême dans une vie nouvelle, une vie renouvelée chaque jour par l'Esprit (la cuve des ablutions). Me voici maintenant face au sanctuaire, le temple, la maison de Dieu.
Avant d'y pénétrer et de découvrir les éléments qu'il renferme, voyons ce qui le compose.
4 couvertures, posées l'une sur l'autre dans un ordre précis, formaient le"toit" du sanctuaire.
De l’extérieur à l’intérieur, voici les tentures que nous pouvons voir:
1) Une tenture en peaux de dauphins ou de dugongs, mammifères marins de l'océan indien, communs en mer rouge, qui mesuraient de 3 à 3 mètres 50.
2) Une tenture en peaux de bélier teinte en rouge.
3) Une tenture en poils de chèvre.
4) Une tenture en étoffes de 4 couleurs.

Ces tentures abritaient ce qui se trouvait dans le sanctuaire: l’Église (nous le verrons).
Elles représentent aussi et encore Jésus, notre abri, notre refuge: "Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur." (Apocalypse 7:15,16)

La 1ère couverture (ou tenture), toute à l’extérieur, celle en peaux de mammifères marins, était imperméable et protégeait des conditions atmosphériques, des "agressions" extérieures. Cette couverture est encore le symbole de Jésus, notre abri :
"Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l'abri de tes ailes" (Psaumes 61:5)
"Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant" (Psaumes 91:1)
"Il y aura un abri pour donner de l'ombre contre la chaleur du jour, Pour servir de refuge et d'asile contre l'orage et la pluie." (Esaïe 4:6)
"l'Éternel est un refuge pour son peuple, Un abri pour les enfants d'Israël." (Joël 3:16)

La deuxième couverture était en peaux de béliers, teintée en rouges. Le bélier n'est pas sans nous rappeler le sacrifice, il est l'un des animaux qui permettait l'expiation : "Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils" (Genèse 22:13). La couleur rouge étant bien évidemment celle du sang: "Il fit approcher le bélier de l'holocauste, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier. Moïse l'égorgea, et répandit le sang sur l'autel tout autour" (Lévitique 8:18,19). Évidemment, nous avons là en puissance le symbole du sacrifice de Jésus, le Fils de Dieu qui a offert son sang pour le salut de nos âmes. Nous savons que le sang de Jésus efface nos transgressions et "nous purifie de tout péché" (1 Jean 1:7) mais cette seconde couverture nous enseigne aussi que le sang de Jésus est une protection qui est "au dessus" de nous; c'est pourquoi lors de la première pâque en Égypte, L’Éternel fut une "couverture" au dessus des maisons des israélites qui avaient mis le sang de l'Agneau sur les linteaux de leurs portes:
"Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte... Quand l’Éternel passera pour frapper L’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper."
(Exode 12:13,23)
Jésus est Celui qui nous couvre par son sang :"si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1).
Ainsi le sang de Christ, c'est sa grâce, son amour qui nous couvre: "l'amour couvre toutes les fautes" (Proverbes 10:12).
Le sacrifice de Jésus est immense, l'amour de Dieu ne peut se mesurer:
"Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande" (Psaume 103:11), voilà pourquoi la parole de Dieu ne nous donne pas non plus les dimensions de cette couverture.
En effet, qui peut mesurer l'amour de Dieu ?