Méditations 2

"Invoque-moi au jour de la détresse; je te délivrerai, et tu me glorifieras."

Psaume 50:15

Tandis que le monde s'enfonce dans la méchanceté, aucun de nous ne peut penser échapper aux difficultés. Mais ce sont ces difficultés mêmes qui nous amènent dans la chambre d'audience du Très-Haut. Nous pouvons faire appel au conseil de celui qui est infini en sagesse.

Le Seigneur déclare: " Invoque-moi au jour de la détresse. " Il nous invite à lui présenter nos perplexités, nos manques et notre besoin de l'aide divine. Il nous recommande d'être pressant dans nos prières. Dès que les difficultés surgissent, nous sommes invités à lui offrir nos demandes sincères et ardentes. Par nos prières opportunes, nous manifestons notre ferme confiance en Dieu. Le sentiment de notre besoin nous conduit à prier avec ferveur, et notre Père céleste est touché par nos supplications.

Souvent, ceux qui endurent l'opprobre ou la persécution pour leur foi sont tentés de se considérer comme abandonnés de Dieu car aux yeux des hommes, ils appartiennent à une minorité et selon toute apparence, leurs ennemis triomphent d'eux. Mais qu'ils ne fassent pas violence à leur conscience car Celui qui a souffert pour eux et a porté leurs tristesses et leurs afflictions ne les a pas abandonnés, Il est là !

Les enfants de Dieu ne sont pas laissés seuls et sans défense. La prière fait agir le bras du Tout-puissant. Les prières "vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu ...mirent en fuite des armées étrangères" (Hébreux 11.33,34).

En vérité, la prière fait plus que nous transporter devant le trône de Dieu, car dans ces moments de communion, par la présence de Dieu, c'est le ciel tout entier même qui descend sur la terre.

" Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux"

"Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume." - Matthieu 4:23

“Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit: Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !” (Matthieu 5:2,3).

Ces paroles retentissent aux oreilles de la foule étonnée comme une doctrine étrange et nouvelle. Un tel enseignement est nettement opposé à celui qu’ils ont reçu des sacrificateurs et des rabbins; il ne renferme rien qui flatte leur orgueil, rien qui alimente leurs ambitions. Et pourtant, il rayonne de ce nouveau maître une puissance qui les subjugue.
De sa présence émane comme le parfum d’une fleur, la douceur de l’amour divin. Dans la foule qui entourait Jésus, se trouvaient des gens qui avaient conscience de leur dénuement spirituel. Se trouvaient aussi des prêtres qui, en présence de la pureté de Jésus, se découvrant “malheureux, misérables, pauvres, aveugles et nus” (Apocalypse 3:17), soupiraient après “la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes”. (Tite 2:11).
Les paroles de Jésus, ranimant l’espérance endormie dans ces âmes, leur faisaient comprendre que Dieu leur offrait le bonheur.
Parlant des pauvres en esprit, Jésus déclare que le royaume des cieux leur appartient. Ce règne n’est pas temporel et terrestre comme ses auditeurs l’espéraient; le Fils de l’homme voulait leur faire comprendre en quoi consiste ce royaume spirituel de l’amour, de la grâce, de la justice, dont il était le symbole vivant, royaume destiné aux pauvres en esprit, aux débonnaires, aux persécutés, qui en sont les sujets et auxquels il appartient.
Tous ceux qui sont conscients de leur profond dénuement spirituel trouveront justification et force en regardant à Jésus. Il nous invite à échanger notre misère contre les richesses de sa grâce. Nous ne méritons pas l’amour de Dieu, mais Jésus-Christ, notre avocat, se charge de sauver parfaitement tous ceux qui viennent à lui. Si sombre qu’ait pu être notre passé, si décourageant que soit le présent, si nous nous approchons de Jésus tels que nous sommes, faibles, privés de soutien ou désespérés, le Sauveur compatissant viendra au-devant de nous. Il nous entourera de ses bras avec amour, pour nous présenter au Père, revêtus de son propre caractère comme d’un vêtement éclatant.

"Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai"

"Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils." ( Jean 14:13)

Dieu ne méprisera pas les prières d’un cœur humilié et d’un esprit contrit. Ouvrir nos cœurs à notre divin Père, reconnaître notre entière dépendance de lui, lui exprimer nos besoins, voilà les caractéristiques de la vraie prière.
Il vaut mieux renoncer à ses aises plutôt qu’à la communion avec Dieu. Le dénuement le plus complet, les plus grandes privations, avec son approbation, sont préférables aux richesses, aux honneurs, au confort et à l’amitié sans elle. Prenons le temps de prier.
La jeunesse ne se laisserait pas séduire par le péché si elle refusait de se rendre là où elle ne peut demander à Dieu de l’accompagner de sa bénédiction.
La prière véritable, faite avec foi, est pour le suppliant une source de puissance. Qu’elle soit prononcée en public, lors du culte de famille ou en secret, la prière met directement l’homme en présence de Dieu. En exerçant la prière d’une manière constante, les jeunes peuvent acquérir des principes si fermes que les plus fortes tentations ne les détourneront pas de leur fidélité envers Dieu.
Les plus grandes victoires remportées par l’Église de Jésus-Christ ou par chaque chrétien en particulier sont celles que l’on obtient par la prière solitaire, face à face avec Dieu, grâce à une foi fervente et inflexible qui s’attache, éperdue, à la puissance du Très-Haut.

"Confiez-vous en l’Éternel à perpétuité" (Esaïe 26:4)

À lui la grandeur, la puissance, la gloire, la victoire et la majesté. Ne limitons pas le saint d’Israël.
L’Éternel est une source intarissable de courage à laquelle nous pouvons recourir dans nos heures de trouble; alors notre cœur n’aura nulle crainte. L’homme est faillible, entêté, rebelle et défiant même envers l’Éternel, mais le Seigneur est bon, patient et compatissant. Il a les cieux et la terre sous sa domination et il sait exactement ce qui nous est nécessaire avant même que nous lui présentions nos désirs et nos besoins.
Nous ne pouvons discerner qu’une portion réduite de la route qui s’ouvre devant nous, “mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte”.
Rien n’est confus pour Dieu. L’Éternel siège au-dessus des désordres et des troubles de la terre et toutes choses sont dévoilées à son regard divin; du sein de son éternité majestueuse et calme, il peut ordonner pour nous ce qui lui paraît être le meilleur.
Livrés à nous-mêmes, nous commettrions des erreurs. Nos préjugés, nos déceptions et nos ignorances se manifesteraient dans maintes occasions. Mais toute œuvre est au Seigneur, toute cause lui appartient, il ne laisse jamais ses enfants privés des directions divines.
Si pesants que soient vos fardeaux, déchargez-vous-en sur le Christ. Celui qui a gardé Israël ne sommeille ni ne dort. Reposez-vous en Dieu. Celui dont l’esprit se repose en Christ demeure dans une paix parfaite.
Il vous semble parfois que vous êtes incapables de faire un pas de plus. Alors, attendez et sachez que l’Éternel dit: “Je suis Dieu.” “Fortifie-toi et prends courage. Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras.”
Confiez-vous en l’Éternel et marchez avec foi !