LES 7 FÊTES DE L' ÉTERNEL

LES 7 FETES EN L'HONNEUR DE L'ÉTERNEL

LÉVITIQUE 23

 

Pour faire suite à l'étude du sanctuaire et pour la bonne compréhension du livre de l'Apocalypse, je voudrai partager rapidement avec vous (sans trop entrer dans le détail) les significations des 7 fêtes que vivait le peuple de Dieu, fêtes « en l'honneur de l’Éternel »

Vous trouvez dans Lévitique 23 l’énoncé de ces 7 fêtes avec, en premier lieu, un rappel de la fête du sabbat hebdomadaire, le sabbat de l’Éternel, jour béni et sanctifié par Dieu dès la création. Cette fête est la seule faisant partie des 10 commandements écrits du doigt de Dieu, elle ne revêt pas les mêmes caractères que les 7 autres fêtes, le sabbat surpasse ces fêtes quand à sa signification profonde ; mais c'est un autre sujet et nous resterons sur les 7 autres fêtes qui sont des fêtes annuelles et non hebdomadaire comme le sabbat.

Voici comment étaient réparties ces 7 fêtes :

- Trois fêtes le premier mois (mois de Nisan) la fête de la pâque, la fête des pains sans levain et la fête des prémices.

- Une fête le troisième mois (mois de Sivan) la fête des semaines qui deviendra aussi la pentecôte.

- Trois fêtes le septième mois (mois de Tishri) la fête des trompettes, le jour des expiations, la fête des tabernacles (ou tentes , huttes , cabanes).
Certaines fêtes nécessiteront peut être 2 études parce qu'elles sont porteuses de plusieurs vérités importantes.

LA PÂQUE (1)

Lévitique 23, Exode 12:2-28, 13:6-8 Deutéronome 16:1-8

 

Le mot pâque en hébreu est « pesach » qui signifie passer outre et nous allons comprendre pourquoi.

La pâque fut instituée alors que le peuple de Dieu se trouvait encore esclave en Égypte. Elle est le point de départ du salut, de la libération de l'esclavage d’Israël. Elle deviendra, selon la parole de Dieu, le point de départ de l'année juive : «  Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année » (Exode 12:2). Cette fête est certainement une des plus riche en significations et nous allons en voir quelques points ensemble.

On devait choisir, le 10ème jour du mois (mois de Nisan) pour chaque maison d’Israël, un agneau sans défaut, mâle, âgé de 1 an. Cet agneau devait être gardé 4 jours par la famille et le 14 ème jour, c'était le jour de la pâque, jour on l'on devait immolé cet agneau « entre les deux soirs ».

« On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l’eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu.  Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel. » (Exode 12:7-11).

Avant d'examiner ce passage pour en comprendre le sens il serait bon de rappeler le contexte.

 

9 plaies se sont abattues sur l’Égypte et une 10 ème est annoncée, la mort de tout les premiers nés. Dans un premier temps, il semblerait que se soit Dieu qui « tue » les premiers nés car il est écrit :

« Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte » (Exode 12:12).

 

Une parenthèse est nécessaire : Il serait une erreur de penser que Dieu pourrait agir ainsi, c'est à dire tuer Lui-même les premiers nés, même les premiers nés parmi les animaux. Ainsi de même que lorsque nous lisons «  L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse » (Exode 9:12), nous avons du mal à comprendre comment Dieu pouvait envoyer Moïse à plusieurs reprises pour demander à Pharaon de libérer son peuple et d'un autre coté, endurcir Lui-même le cœur de Pharaon afin que celui-ci Lui désobéisse. Il y a là une incohérence et je ne voudrai pas entrer dans le sujet des causes/conséquences et celui de la toute puissance de Dieu car ce sont des sujets importants et qu'il faudrait développer avec soin mais je vous laisse juste avec ce passage : « Mais Pharaon, CETTE FOIS ENCORE, endurcit son cœur, et il ne laissa point aller le peuple » (Exode 8:28) Ici c'est Pharaon qui endurcit son cœur et on trouve cette forme là 8 fois dans cette histoire. Ne mettons pas sur « le compte »  de Dieu ce qui ne Lui revient pas mais qui est exprimé comme sa propre volonté dans le texte biblique car toutes choses sont permises par Lui sans pour autant qu'Il ne les désire . Pour revenir à celui qui va « tuer » les premiers nés, il est bon de lire Exode 12:23 : « Quand l’Éternel passera pour frapper l’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d'entrer dans vos maisons pour frapper. » Voyez que le message est différent ; Qui va frapper ? Le destructeur. Qui va protéger ? L’Éternel ! Il passe au dessus de la maison, il couvre et le destructeur doit « passer outre ». Ainsi le sang de l'agneau n'est pas versé pour nous éviter un châtiment venant de Dieu mais pour nous protéger du destructeur et donc de la mort. Je ferme la parenthèse.

 

Évidemment, cet agneau pascal allait représenté Jésus Christ qui verserait son sang pour notre salut et notre délivrance de l'esclavage du péché car selon Paul :« Christ, notre Pâque, a été immolé » (1 Corinthiens 5:7). Jésus Lui-même n'a pas manqué de faire la liaison entre sa mort et la pâque :  « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié » (Matthieu 26:2)

Cet agneau devait être immolé « entre les deux soirs » . Cet expression indique, pour le peuple d’Israël, la période de temps qui se trouve entre 15 heures et le coucher du soleil. Le premier soir est celui dans lequel on voit à l’œil nu dans le ciel, le déclin du soleil, le deuxième soir est celui où la nuit arrive. Jésus est mort vers la 9ème heure, c'est à dire vers 15 h : « Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ... Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. » (Matthieu 27:48,50) ;

Ainsi, Jésus, l'Agneau de Dieu, a été immolé entre les 2 soirs, au début de la période des 2 soirs car de même que tout devait se faire « à la hâte » Jésus est mort dans la hâte bien avant ceux qui étaient autour de Lui. Son corps aurait pu tenir plus longtemps mais pas son cœur ...

 

LA PÂQUE (2)

Lévitique 23, Exode 12:2-28, 13:6-8 Deutéronome 16:1-8

 

Un agneau mâle sans défaut, âgé d'un an.

Jésus était un homme sans péché, «  Celui qui n’a point connu le péché » (2 Corinthiens 5:21), il fallait donc un agneau sans défaut pour le représenter et cet agneau devait avoir l'age adulte, c'est à dire un an pour indiquer que Jésus, Lui aussi serait à l'age adulte lors de la pâque véritable car il avait environ 30 ans lorsqu'Il fut baptisé (30 ans étant l'age de la maturité spirituelle en Israël).

Le sang sur les poteaux et le linteau de la porte était le signe de la rédemption. Tous ceux qui ont cru en la protection de l’Éternel par la présence du sang de l'Agneau ont vu leur foi être récompensé par le salut. La grâce de Celui qui « couvre » fut manifestée pour la foi et par la foi : « C 'est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu » (Éphésiens 2:8).

La chair de l'agneau devait être « rôtie au feu » Ce feu qui sera présent plus tard sous l'autel des holocaustes (dans le sanctuaire) n’est pas sans rappeler la présence du Dieu vivant à la croix « car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12:29), le Père ne pouvant se séparer définitivement du Fils «  Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Corinthiens 5:19).

On devait manger cet agneau avec des pains sans levains ; nous reviendrons plus en détail sur le sens du levain lors de l'étude sur la fête des pains sans levain mais sachez que celui ci définit le péché. Se « nourrir » de Christ, manger sa chair, manger le pain de la parole sont des choses saintes qui signifient une communion profonde avec Le Seigneur, il est donc évident que l'on devait écarté tout péché lors de ce repas ; le levain ainsi que la fermentation, étaient, dans la majeure partie des cas, symbole du péché, nous y reviendrons.

Des herbes amères accompagnaient ce repas pascal : l'amertume pouvait faire contraste avec le bon goût de l'agneau et rappeler ainsi que c'est de cette amertume, celle de l'esclavage, que l'Agneau de Dieu les délivrait : «Alors les Égyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Ils leur rendirent la vie AMÈRE par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs : et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges » (Exode 1: 13,14)

On peut aussi aisément comprendre que de l'amertume soit mêlée au sacrifice de l'Agneau car pour mon péché, le Fils de Dieu dut donner sa vie toute entière «  sa tête, ses jambes, et ses entrailles » (version Martin) Jésus nous a offert « Ses entrailles » en sacrifice, ce qu'Il avait de plus cher en Lui, Son cœur rempli d' amour pour nous … cela doit provoquer premièrement de l'amertume en nous puis une profonde repentance, suivie d'une reconnaissance et d'un amour éternel.

« Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu. » La chair de l'agneau ne devait pas rester sans être consommée ou brûlée, elle ne devait pas s’abîmer ainsi que le corps de Jésus ne devait pas se corrompre : « Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption » (Psaumes 16:10)

« c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. » (Actes 2:31)

Ainsi ce détail nous apprend que Jésus ne resterait pas dans la tombe mais qu'il en sortirait glorifié, revêtu de l'incorruptibilité.

Je voudrai vous laisser avec un dernier détail : «Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. » (Exode 12:22) Ce bouquet d'hysope est un symbole de purification, les sacrificateurs s'en servaient pour faire la purification des maisons qui avaient été touché par la lèpre : «  Il prendra le bois de cèdre, l’hysope, le cramoisi et l’oiseau vivant ; il les trempera dans le sang de l’oiseau égorgé et dans l’eau vive, et il en fera sept fois l’aspersion sur la maison. » (Lévitique 14:51) David, dans un de ses psaumes, dira : «  Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. » (Psaumes 51:9).

Mais le détail qui me frappe le plus est celui que l'on retrouve au moment de la croix lorsque notre Jésus bien aimé « baigne » dans son sang: « Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une BRANCHE D'HYSOPE, ils l’approchèrent de sa bouche. » (Jean 19:29). Sans le savoir, ces soldats, qui avaient crucifié Jésus, avaient trempés l'hysope dans le sang de l'Agneau pascal, le sang précieux qui rachèterait les hommes de leur vaine manière de vivre en les délivrant de l'esclavage du péché ! Coïncidence ou accomplissement minutieux de la préfiguration d'un « rite » institué 1500 ans avant ?

Pour ma part, il n'y a pas de doute possible.

Que Le Seigneur se révèle à vous davantage dans toute sa splendeur au travers de l'étude de sa Parole, car Il dit Lui même au sujet des écritures de l'ancien testament : «ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » (Jean 5:39)

 

LES PAINS SANS LEVAIN

Exode 12:15-20, 13:5-9, Lévitique 23:6-8, Nombres 28:17-25

 

Cette fête commence le 15 ème jour du premier mois et dure jusqu'au 21 ème jour soit 7 jours de fête au total. Elle suit de près la pâque qui a lieu le 14ème jour du mois. Elle lui est donc liée et cela nous permet d'en comprendre mieux le sens.

«  Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu’au soir du vingt et unième jour. Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l’assemblée d’Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez point de pain levé ; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain. » (Exode 12:18-20)

Le pain est l'aliment de base du peuple. Il est d'un point de vue spirituel, le symbole de Christ en tant que Parole de Dieu : « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. » (Jean 6:35) «  Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous «  (Luc 22:19)

L'ordre est donné de manger du pain sans levain mais l'accent est mis sur l’abstinence de levain :

« il ne se trouvera point de levain dans vos maisons » 

Il est bon de comprendre ce qui se cache derrière ce levain. Prenons quelques textes :

«  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » (1 Corinthiens 5:7,8) Si vous lisez ce chapitre à partir du verset 1, vous constaterez que le levain dont parle Paul est le péché lui-même et qu'il appelle a délaissé le levain, le péché car celui qui a accepté Christ doit rejeter, délaisser le péché. Comment se dire lavé par le sang de l'Agneau et continuer à pratiquer volontairement le péché ? «  Mais, tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là ! »( Galates 2:17)

Dans le contexte du sacrifice de l'Agneau, l'association du corps de Jésus et du levain est impossible !

Si la pâque représente la mort de Christ pour moi et si j'accepte son amour par son sacrifice alors je deviens un pécheur repentant et je confie aux Seigneur mes péchés, mon levain «  Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28:13) Il me faut délaisser mes transgressions, « ôter le levain »

Le levain représente le péché sous plusieurs formes, il peut s'agir de faux enseignements desquels nous devons nous détourner : « Jésus leur dit : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens… Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. » (Matthieu 16:6,12)

Une forme de levain devant laquelle Jésus nous met en garde est celle-ci : « Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. » (Luc 12:1) ; Cet hypocrisie, Jésus ne peut la supporter car non seulement elle est mensonge mais elle est danger pour le salut des autres :  «  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. » (Matthieu 23:13)

La liste de l'hypocrisie des pharisiens faite par Jésus est longue et elle dénonce ce levain qui ne doit plus être consommé par toute personne ayant mis le sang de l'Agneau sur la porte de son cœur.

Vous trouverez de nombreux autres exemples de levains dans la bible mais l'essentiel est de retenir que celui-ci symbolise le péché.

Si je veux me nourrir de Christ , le pain de vie, il me faut délaisser le levain du péché.

Le sens de la fête des pains sans levain est important car si le sang de l'Agneau me protège de la destruction, mon renoncement au péché scelle ma part de l'alliance avec Dieu. Dieu fait sa part le premier par le sang de l'Agneau, je lui montre mon acceptation par ma repentance, mon rejet du levain spirituel, le péché de ma vie passée. Ainsi nous pouvons comprendre que si une vie nouvelle m'est apporté par l'Agneau, la délivrance du péché implique aussi ma foi personnelle, ma démarche, c'est pourquoi :  «  Vous observerez la fête des pains sans levain, car c’est en ce jour même que j’aurai fait sortir vos armées du pays d’Égypte »  (Exode 12:17) La libération ne peut se faire sans l'accord des deux parties: Dieu m'offre son salut, la pâque et j'entre dans son plan en rejetant mon péché, le levain de ma vie passé.

La grâce, offerte par le sang n’exclue pas ma démarche personnelle, mon « œuvre » de foi ;

Ainsi je comprend mieux cette parole du Seigneur qui associe sa grâce à ma démarche de foi:  Venez, achetez et mangez... sans argent, sans rien payer ! » (Esaïe 55:1)

 

LA FÊTE DES PRÉMICES

Lévitique 23:9-14

 

Cette fête se vivait dans une même période que la pâque et les pains sans levain. Ces 3 fêtes étaient pour le peuple juif une seule et grande période de fêtes, les fêtes du printemps. Les textes du nouveau testament les associent : « La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. » (Marc 14:1), «  La fête des pains sans levain, appelée la Pâque, approchait. » (Luc 22:1),

La fête des prémices n'est pas nommée dans le nouveau testament et à vrai dire, seule la tradition juive la situe au mois de nisan, le 16, c'est à dire le surlendemain de la pâque (14 de nisan) et le lendemain du premier jour des pains sans levain (15 de nisan). Elle se déroule donc dans un même temps que les 2 précédentes. Le texte de Josué 5:11 dit ceci : «  Ils mangèrent du blé du pays le lendemain de la Pâque, des pains sans levain et du grain rôti ; ils en mangèrent ce même jour. » Le fait qu'ils mangèrent du grain rôti avec les pains sans levain fait allusion à Lévitique 23:14 : « Vous ne mangerez ni pain, ni épis rôtis ou broyés, jusqu’au jour même où vous apporterez l’offrande à votre Dieu. » Si donc ils ont mangé du grain rôti c'est bien qu'ils avaient apporté l'offrande de la fête des prémices, ce qui la situe dans la suite.

Si la pâque me présente Jésus crucifié, si les pains sans levain m'appellent à renoncer au péché, quelle est le symbole des prémices ?

« Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Eternel, afin qu’elle soit agréée : le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre, le lendemain du sabbat. » (Lévitique 23:10,11)

Notez bien le « QUAND vous serez entrés dans le pays que je vous donne ». Dieu institue cette fête pour un moment précis «  QUAND vous serez entrés dans le pays que je vous donne » c'est à dire que le peuple juif n'a pas fêté les prémices à la sortie d’Égypte, à la suite de la pâque mais il l'a fêté 40 ans plus tard ! Dieu savait que son peuple serait rebelle et cela aurait été décourageant s'Il lui avait annoncé «  vous fêterez les prémices quand vous entrerez dans la terre promise dans 40 ans » Quel découragement pour le peuple si Dieu leur avait révélé cet avenir ! Malheureusement, le peuple se rebellera et séjournera longuement dans le désert.

La terre promise est le symbole du nouveau monde, du royaume céleste. Il nous faut donc devenir une nouvelle créature, passer par la nouvelle naissance dont Jésus à parler à Nicodème pour entrer dans ce royaume: «  En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jean 3:5)

Les prémices sont donc, comme son nom l'indique, les premiers nés, ceux qui sont passés par la nouvelle naissance et qui sont ressuscités de la mort spirituelle : « nous qui étions morts par nos offenses, Il nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ (Éphésiens 2:5,6)

Voyez le symbole de vie dans l'acte demandé par Dieu : « Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Eternel, afin qu’elle soit agréée : le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre »

La gerbe des prémices bouge devant Dieu , elle est vivante ! Dieu agrée la vie ! Mais cela ne se pourrait pas autrement que dans les mains du sacrificateur, symbole de Jésus Christ « car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être » (Actes 17:28), Lui qui est ressuscité avant tous : « Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes » (Ephésiens1:20)

Il y a certainement une allusion a la résurrection de Jésus sans lequel il n y aurait pas de prémices possibles car cet acte d'élévation de la gerbe avait lieu «  le lendemain du sabbat » (Verset 11). Or Si Jésus a bien été crucifié le vendredi de la pâque, (le 14 de nisan), le sabbat (samedi) fut donc le jour suivant et « le lendemain du sabbat » fut le dimanche de la résurrection, un détail étonnant.

Jésus est les prémices des prémices : « Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ » (1 Corinthiens 15:23)

Comme la vie de chacun d'entre nous ne peut subsister sans nourriture, il en va de même pour chaque homme passé par la nouvelle naissance :  « Le jour où vous agiterez la gerbe, vous offrirez en holocauste à l’Eternel un agneau d’un an sans défaut ; vous y joindrez une offrande de deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, comme offrande consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel ; et vous ferez une libation d’un quart de hin de vin. » (versets 12,13)

Je ne reviens par sur ces symboles, la farine (le pain) c'est la corps de Jésus, sa parole ; l'huile c'est l'Esprit Saint, le vin c'est le sang de Christ, son salut : voilà la nourriture spirituelle qui convient à chaque enfant de Dieu.

40 années ont séparé le départ de l’Égypte de l'entrée en terre promise. Si le peuple est passé par le baptême dans la mer rouge, (1 Corinthiens 10:2) il ne fut « naît de nouveau » que 40 ans plus tard. Cela nous apprend que le fait de passer par les eaux du baptême n'est pas un gage de vie nouvelle : « si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.» (Jean 3:5,6) La vie, la naissance de l'Esprit est essentielle. Dieu ayant pourtant libéré les enfants d’Israël d’Égypte, ils ont néanmoins suivi les désirs de leur chair ; ne les imitons pas: «  vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair » (Galates 5:13).

 

Ainsi, il y a un déroulement chronologique au sein de ces 3 fêtes :

1) Jésus m'offre le salut par son sang : la pâque

2) Il m'appelle à la repentance, à rejeter et à renoncer au péché : les pains sans levain

3) Je fais l'expérience de la nouvelle naissance, victorieux de la mort : les prémices

On pourrait résumer ces fêtes par un seul mot : Justification. C'est bien l’œuvre accomplie par Christ pour nous et en nous.

Mais l’œuvre du salut ne s'arrête pas là, nous le verrons avec la prochaine fête.