LE LIVRE DE L'APOCALYPSE 6

Le livre de l'Apocalypse (25)

Apocalypse 1:16

 

« Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force. »

 

« 7 étoiles » 

L'explication des 7 étoiles est donnée au verset 20 « Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises ». Les 7 étoiles sont les 7 anges ou messagers que possède chaque Église et c'est à eux que Jean va écrire les 7 lettres. Cela suppose que ces messagers sont les responsables de ces Églises et qu'ils ont à charge de transmettre la volonté de Dieu à chacune de ces Églises.

 

« dans sa main droite »

Il tient ces étoiles dans sa main droite car c'est lui qui les conduits et la garde dans sa main.

 

« De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants »

Ce qui sort de sa bouche est sa parole ; la parole de Dieu est comparée à une épée à double tranchants : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4:12)

« l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Ephésiens 6:17)

Nous retrouvons cette même image dans Apocalypse 19 qui décrit le retour de Jésus :

« Son nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations » (v. 13 -15)

 

« son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force »

Lorsque Jean va assister à la transfiguration, il verra une apparition semblable :

« Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil » (Matthieu 17:2)

« Ceux qui aiment l’Éternel sont comme le soleil, Quand il paraît dans sa force » (Juges 5:31)

C'est aussi le propre de ceux qui aiment Dieu que de briller comme le soleil. Il ne font que refléter l'amour de Christ.

 

Apocalypse 1:17

 

« Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! »

Encore une fois, Jean fait une expérience similaire à celle de Daniel :

«  Moi, Daniel, je vis seul la vision, et les hommes qui étaient avec moi ne la virent point, mais ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils prirent la fuite pour se cacher. Je restai seul, et je vis cette grande vision ; les forces me manquèrent, mon visage changea de couleur et fut décomposé, et je perdis toute vigueur. J’entendis le son de ses paroles ; et comme j’entendais le son de ses paroles, je tombai frappé d’étourdissement, la face contre terre. Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux et mes mains. Puis il me dit : Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant. » (Daniel 10 : 7-11)  

Comme Saul de Tarse ou Daniel avant lui, Jean est terrassé par la vision.

 

Apocalypse 1:18

 

« Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. »

 

« Je suis le premier et le dernier »

C'est l'expression par excellence qui démontre que Dieu existe de toute éternité. Il s'agit ici de Jésus et nous pouvons comprendre que sa Divinité est rappelée ici, une fois de plus, dans sa description.

« Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22:13)

« Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Éternel des armées: Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n’y a point de Dieu. » (Esaïe 44:6)

« Ecoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, C’est aussi moi qui suis le dernier. » (Esaïe 48:12)

 

« le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. »

Nous comprenons facilement qu'il s'agit ici de la mort et de la résurrection. Le fait que Jésus détienne les clefs de la mort et du séjour des mort peut signifie 2 choses/

1) Personne ne peut passer par la mort sans que Jésus ne le permette (mais cela ne signifie pas que cette mort soit sa volonté)

2) Il a le pouvoir de délivrer ceux qui sont morts (par la résurrection)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre de l'Apocalypse (26)

Apocalypse 1:19

 

«  Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles »

 

Ce passage est très important car il confère aux 7 lettres destinées aux 7 Eglises un sens prophétique. Il est demandé à Jean d'écrire ce qu'il a vu dans sa vision, ce qu'il voit et ce qui va arriver ensuite ; or la diction des lettres arrive dans la suite de ce qu'il vient de voir et cela peut nous indiquer que le contenu de ces lettres correspond aux choses « qui doivent arriver après ».

Les chrétiens de tous les siècles ont trouvé avantage a se plonger dans ces textes mais il semble que le texte, qui est un texte prophétique, laisse entendre que des événements futures sont décrits. On est en droit de penser que chaque Église désigne une époque, un temps de l’Église. Christ ne s'est pas adressé uniquement à quelques Eglises d'Asie à une époque particulière mais comme tout le contenu de sa parole, d'autant plus prophétique, Il s'adresse aux hommes de tous lieu et de tout temps. Nous verrons, dans le détail de chaque lettre, que cela se confirmera.

Saurons nous reconnaître en quel temps nous sommes ? Quelle est l’Église qui décrit notre époque ?

Nous le verrons dans l'étude des 7 lettres.

 

Apocalypse 1:20

 

« le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises. »

 

Nous avions vu lors de l'étude du sanctuaire que l'image du chandelier peut être assimilée à l’Église, l’Église conduite et éclairée par l'Esprit Saint. L’Église qui a pour mission d'éclairer ne peut le faire que si elle est elle même « allumée ». Le feu est à de nombreuses reprises dans la parole de Dieu, symbole du Saint Esprit de Dieu.

 

Le jour de la pentecôte, Il se manifeste sous la forme de langues de feu :

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » (Actes 2:1-4)

 

Il se manifeste sous la formes de 7 lampes :

«  Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. » (Apocalypse 4:5) Ici, ces « 7 esprits » sont le symbole de la plénitude de l'Esprit de Dieu, nous l'avons déjà vu (Apocalypse 1:4 et 5:6)

 

L’Église éclaire quand elle est animée du Saint Esprit et Jésus nous invite à recevoir Son Esprit afin de briller parmi les hommes :

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5:14-16)

 

Nous arrivons à la fin du commentaire sur la vision inaugurale du livre de l'Apocalypse, vision dans laquelle Jésus est apparu à Jean, celui-ci nous rapportant lui-même cette vision d'un Christ Tout Puissant possédant les attributs même de Dieu. C'est Ce même Jésus qui marche au milieu des 7 chandeliers, au coeur de son Église et qui restera avec elle « jusqu'à la fin du monde ».

 

Nous allons, dans les prochaines études, découvrir les messages que Le Seigneur a adressé à Son Église au travers des âges.

Que Le Seigneur vous inspire et vous conduise dans cette étude.

 

 

 

Le livre de l'Apocalypse (27)

  Les Messages aux sept églises Les sept lettres aux sept Églises constituent sept tableaux que nous allons développer ; elles occupent les chapitres 2 et 3 de l'Apocalypse. Voici le plan général des lettres: Christ adresse à chaque Église un message personnalisé et se présente chaque fois sous un jour différent, toujours adapté à la situation de l’Église. C’est ce que nous appellerons SA CARTE DE VISITE. La lettre se poursuit par un état des lieux avec ses aspects positifs et négatifs ; c’est LE CONSTAT. Puis viennent Le ou LES CONSEILS dont l’objectif est d’améliorer la situation ou de faire face aux épreuves. Chaque message se termine sur une note d’espoir, UNE PROMESSE qui apporte la consolation nécessaire dans les heures les plus sombres. Il est aussi le résultat que l’on peut attendre si les conseils sont suivis. Il montre qu’aucune situation n’est désespérée mais s’adresse toujours aux vainqueurs parce que la vie chrétienne est une lutte permanente.

Lettre au messager de l'église d'Éphèse

Carte de Visite : Apocalypse 2.1

« Écris à l'ange de l'Église d'Éphèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or. »

 

Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite

Les sept étoiles représentent les anges des sept Églises :

Apocalypse 1.20 « Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »

Les sept anges des sept Églises sont les messagers de ces Églises. Faut-il y voir des leaders ? Faut-il y voir des êtres célestes spécialement affectés à veiller sur une Église ? Quoi qu’il en soit, Jésus se présente à Éphèse comme le garant de toutes les Églises. Il tient les sept étoiles dans sa main droite comme pour signifier qu’il tient la destinée de son Église et plus exactement celle des messagers responsables des messages destinés à chacune des Églises. C’est le message le plus encourageant pour une Église naissante.

Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or

Jésus se présente au milieu des sept chandeliers comme un grand prêtre en fonction dans le sanctuaire céleste.

Jésus prend soin de ses Églises. Éphèse, Église fragile comme une jeune plantule, a besoin de la présence, de l’accompagnement de Jésus et de la certitude de son soutien jusqu’à son retour pour être rassurée et encouragée :

Matthieu 28.20 « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

Telles sont les dernières paroles de Jésus avant son ascension. Il affirme ainsi, dès le début de l’histoire de l’Église que son Église ne se limitera pas à la génération des disciples et de ceux qui les ont connus mais subsistera jusqu’à son retour.

Constat : Apocalypse 2.2-4, 6

Apocalypse 2.2-4 « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t'es point lassé. Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. »

Apocalypse 2.6 « Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. »

Le constat se fait en deux temps : les versets 2 à 4 se terminent par un reproche « tu as abandonné ton premier amour » suivi d’un conseil « repens-toi. » Au verset 6, Jésus reconnaît à Éphèse la justesse de sa position face aux Nicolaïtes.

Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants

Constat élogieux, l’Église primitive a de nombreuses qualités. Elle a travaillé, elle a persévéré pourtant elle a eu à souffrir des persécutions de l’empire romain. Elle ne s’est laissée subjuguer ni par les méchants, ni par les hérétiques à savoir les Nicolaïtes. Plus tard, l’Église de Pergame, aura à faire face au problème de ces Nicolaïtes mais n’aura pas la même droiture.

Que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs

Le message à Éphèse est le seul message à faire allusion aux apôtres ; elle est la seule à les avoir connus.

En Palestine, la première génération de l’Église a été enseignée par Jésus lui-même ; ensuite, les apôtres ont poursuivi l’enseignement dans le monde païen. Puis, des ouvrages chrétiens de factures diverses apparaissent à la fin du premier siècle, avant même la mort du dernier apôtre, Jean.

Une question se pose : parmi tous ces écrits, lesquels sont recommandables à la lecture des chrétiens et surtout des jeunes convertis ? L’Église a-t-elle bien effectué le tri entre les écrits inspirés et les autres ? Le canon du Nouveau Testament est-il fiable ? Le message à Éphèse ne laisse aucun doute à ce sujet, l’Église primitive a su s’acquitter complètement de sa mission.

En 1740 un historien italien, Muratori, publie un manuscrit latin du huitième siècle qui était lui-même une copie mal traduite et incomplète d’un texte grec du deuxième siècle après Jésus Christ. Ce manuscrit en partie perdu donne la liste des ouvrages recommandés à la lecture des chrétiens. Il se date lui-même de peu de temps après la nomination de Pie, évêque de Rome de 140 à 155. Cette liste correspond, à quelques légères différences près, au canon actuel du Nouveau Testament.

On peut raisonnablement fixer la constitution du canon avant la fin du deuxième siècle même si l’Apocalypse ne fut admise par tous que tardivement.

De plus, la déclaration officielle du canon du Nouveau Testament date du concile de Rome en 382, confirmée au troisième concile de Carthage en 397 selon une liste de vingt-sept livres établie en 367 par Athanase.

Il était essentiel pour le futur de l’Église qu’Éphèse transmette à la postérité un message clair. Elle y a réussi malgré ses faiblesses parce que l’Esprit de Dieu n’a pas permis que soit légué à la postérité de l’Église un message altéré. Ce que le peuple juif a réalisé en dépit de ses imperfections et de ses errements pour le canon de l’Ancien Testament, l’Église primitive l’a réalisé, malgré ses imperfections, pour le Nouveau Testament.

La Parole de Dieu est un instrument universel valide pour tous les temps, sur lequel Dieu a veillé jalousement depuis les origines. Qu’il soit précieux à nos yeux.

Cette mise au point permet de fixer le temps d’Éphèse. C’est l’Église de la constitution du canon. Sa mission s’achève vers la fin du deuxième siècle.

Un élément vient ternir ce tableau idyllique, Éphèse a abandonné son premier amour.

Tu as abandonné ton premier amour

La flamme et l’enthousiasme du début se sont affadis. Le risque encouru par Éphèse est d’être destituée de sa mission, « je changerai ton chandelier de sa place ».

Dans un contexte différent, la perte d'enthousiasme et la tiédeur sont une des caractéristiques de Laodicée avec les mêmes conséquences dramatiques.

La question des Nicolaïtes

Les Nicolaïtes étaient une secte gnostique. Pour eux le corps avait peu d’importance et seule la vie de l’Esprit, donc la connaissance, avait de la valeur.

Cette disposition de pensée conduit à deux attitudes : l’ascétisme ou la licence. Ainsi, soit on infligeait au corps diverses maltraitances ou châtiments, soit on lui accordait toutes les libertés d’une vie débridée qui était sensée ne nuire en rien à la vie spirituelle ; la spiritualité élevée, affichée, n’était qu’apparence. Aucune de ces deux attitudes n’est recommandée par la parole de Dieu.

Les Nicolaïtes sont mal connus, cependant le texte révèle des personnes aux mœurs dissolues et s’adonnant volontiers à la débauche. Ils se réclament très injustement du diacre Nicolas d’Antioche, homme choisi par les apôtres qui a rendu en son temps un excellent témoignage.

Voici comment saint Augustin dans son ouvrage, Les Hérésies, livre LXVII, chapitre V, définit les Nicolaïtes au cinquième siècle : « Les Nicolaïtes tiraient leur nom de Nicolas, l'un des sept diacres qui avaient été ordonnés par les Apôtres. …. Les Nicolaïtes ne font aucune difficulté de se nourrir de viandes immolées aux idoles, et pratiquent d'autres cérémonies du culte païen. Ils racontent encore, sur le monde, des choses vraiment fabuleuses, mêlant à leurs discours je ne sais quels noms barbares de princes, propres à effrayer leurs auditeurs, plus capables de faire rire que de faire trembler les personnes prudentes. Ils attribuent aussi la création, non à Dieu, mais à des esprits auxquels ils croient réellement, ou que leur folle vanité les porte à imaginer. »

Quoi qu’il en soit, l’Église primitive a bien réagi à ce défi et a rejeté cette hérésie mais plusieurs de ses enseignements émergent aujourd’hui dans des courants de pensée tels que le New Age.

Le texte ne parle plus des Nicolaïtes à l’époque de l’Église de Smyrne qui subit une intense persécution mais la secte devient puissante sous Pergame, la troisième Église ; elle finit par disparaître en tant que secte parce qu’elle est devenue partie intégrante de Thyatire, la quatrième Église.

Conseil : Apocalypse 2.5

« Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. »

Souviens-toi d’où tu es tombée

Jésus demande à l’Église primitive de se souvenir et même si elle a commis des erreurs de gestion de son patrimoine, Jésus ne lui fait aucun reproche pour cela parce que sa motivation était l’amour.

La première démarche est un travail de mémoire à la fois sur ses propres erreurs mais aussi et surtout sur la manière miraculeuse, bienveillante, attentionnée mise en œuvre par Dieu pour l’amener à lui et la réconcilier avec lui afin que la repentance triomphe.

Repens-toi et pratique tes premières œuvres

Se repentir sera le conseil à chacune des Églises en difficulté spirituelle. Le verbe grec « metanoeo » correspond à un changement radical de pensée « metanoia » qui se traduit par un changement de comportement.

Perdre le premier amour, c’est perdre l’amour, le moteur d’une transformation, le moteur du salut, l’essence de la nature de Dieu :

1 Jean 4.8 « Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »

Sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes

La mission de l’Église est d’être une lumière. Seul l’amour de Dieu en elle, peut lui permettre de remplir son objectif. Si elle ne reflète pas l’amour de son maître, elle n’éclaire plus et n’a plus sa raison d’être.

Promesses au vainqueur : Apocalypse 2.7

« À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »

À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie

Promettre la vie à une Église persécutée est certainement ce qu’il y a de plus encourageant. L’arbre de vie fait penser au paradis terrestre et à tous ses délices, ce à quoi tend tout chrétien surtout quand son existence ici-bas est devenue misérable.

Qui est dans le paradis de Dieu

Chaque promesse s’adresse à l’Église concernée, ici Éphèse, mais aussi à toutes les Églises. Il est question du paradis de Dieu dans les derniers versets de l’Apocalypse après la disparition de tout mal et de toute lutte avec le mal.

À la première Église il est fait la promesse la plus éloignée dans le temps celle du rétablissement du jardin d’Éden décrit en Apocalypse 22.1-5.

 

Conclusion

Le message à l’ange d’Éphèse s’adresse à l’Église des deux premiers siècles mais aussi à toutes les autres Églises ; Il assure que les écritures rassemblées sous le nom de Nouveau Testament sont fiables et dignes d’être reçues comme celles de l’Ancien Testament puis, il rappelle à chacun les paroles des Corinthiens :

1 Corinthiens 13 « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. »

Ce message est très actuel ; il met en garde contre un fléchissement de l’élan du premier Amour, ce que Dieu demande et désire bien mieux que la connaissance, c’est l’Amour. Si cet Amour disparaît, alors tout ce qui contribue au bonheur et à la paix disparaît également : le pardon, la solidarité, la compassion, la patience, la bonté, l’humilité, la générosité.